Non à la criminalisation des migrants et des personnes qui les aident !

/ Solidarity is not a crime

Des migrants et des hébergeurs.es. sont poursuivi.e.s pour trafic d'êtres humains et participation à une organisation criminelle. Soutenez-les pour répondre aux frais engendrés par ces poursuites et dites ainsi non à la criminalisation de la solidarité.

Le "procès de la solidarité" implique onze personnes poursuivies pour trafic d'êtres humains et organisation criminelle. Parmi les prévenu.e.s, des migrants et des hébergeurs.es.

Ce procès symbolise l’escalade effarante vers plus de criminalisation de valeurs pourtant essentielles. Il est une tentative menée par le pouvoir politique d’instrumentaliser la justice pour s’attaquer à un mouvement de solidarité qui a émergé, justement, en réaction aux indigences du gouvernement fédéral. Le traitement inégal des dossiers des personnes incriminées dans ce procès démontre précisément l’opportunisme politique dont ils font l’objet.

Le collectif « Solidarity is not a crime » est né de la volonté de dénoncer ce procès de la solidarité. Il s’engage à soutenir toute personne, quelle que soit son origine et/ou sa situation administrative, poursuivie pour des faits de solidarité et de protection des valeurs fondamentales. Certains prévenus sont encore détenus.

Ouvert le 6 septembre 2018, le procès se concrétisera les 7, 8 et 9 novembre 2018 avec les plaidoiries de chacune des parties. Le prononcé du jugement devrait intervenir en décembre.

  

 

Parmi les hébergeurs.es:

  •  Walid, un Tunisien établi légalement en Belgique depuis 17 ans, a été incarcéré préventivement durant 8 mois. Il est poursuivi parce qu’il a hébergé un jeune sans-abri en séjour illégal en Belgique, lequel est également inculpé car suspecté d'être un passeur. Ce dernier avait toutefois déclaré n'être qu'un simple migrant qui essayait de passer en Angleterre.

  • Zakia, une travailleuse sociale belgo-marocaine a également été détenue préventivement durant deux mois.

  • Mustapha a été arrêté au moment où il voulait monter dans un camion.

  • Anouk, responsable d’un magazine, et Myriam, journaliste, elles, ont hébergé plusieurs migrants chez elles.

  • Mahmoud, Hassan, Alaa Mohamed, Hussein, Abdulrahman, Youssef sont  des migrants également inculpés.

 

Ce procès fragilise la situation économique et sociale des différents inculpés ( perte des droits sociaux, de logement, frais des démarches juridiques) ; nous souhaitons les soutenir financièrement pour faire face aux frais engendrés par ces incarcérations et ces procès.

La somme de 15.000 euros sera répartie équitablement entre les différent.e.s inculpé.e.s. 

La solidarité n’est pas un crime. Nous n’acceptons pas ces poursuites !

En contrepartie de votre soutien financier, nous vous inviterons à la mi-décembre , le soir du jugement (date inconnue à ce jour), pour que nous puissions ensemble marquer notre solidarité humaine avec les inculpé.e.s mais aussi échanger entre citoyen.ne.s sur le procès.  

  • 10€ Merci sur la plateforme + la soirée de remerciements
  • 25€ Merci + invitation pour 2 personnes
  • 50€ Merci + invitation pour 2 personnes + 2 boissons
  • 100€ Merci + invitation pour 4  personnes + 4 boissons + 4 TSHIRT Solidarityisnotacrime
  • 250€ Merci + invitation pour 4  personnes + 4 boissons + 4 TSHIRT Solidarityisnotacrime + 4 repas.
  • 500€ un atelier sur mesure / Formation sur les thématiques de migration, à définir / Rencontre avec un spécialiste sur les questions migratoires à qui vous pourriez poser toutes vos questions / Film-débat / conférence gesticulée/ des places de spectacle données par United Stages
  • 1000€ Contactez-nous et nous trouverons ensemble une contrepartie unique!

https://www.facebook.com/solidarityisnotacrime/
https://solidarityisnotacrime.org/
https://www.rtbf.be/auvio/detail_le-proces-des-hebergeurs-de-migrants?id=2400035 (7min)

Avec le soutien de: